Coût d’installation
Le coût d’une installation est très variable selon sa taille et sa configuration. Il est possible de mieux estimer cette somme grâce aux exemples d’installations existantes. Les tarifs baissent pour des installations plus importantes. Globalement, une installation requiert un investissement compris entre 600 000 et 900 000 euros.
Unité de méthanisation agricole coût d’investissement.
Aménagement du site 55 000€
Réception et gestion 95 000€
Digesteur du biogaz 345 000€
Valorisation du biogaz 300 000€
Valorisation de la chaleur 45 000€
Automatisation et équipements 45 000€
Ingénierie 15 000€
L’investissement global s’élève à 900 000€ HT dont la puissance électrique installée est de 130 kW en plus de 75 kW de secours
Pour plus de précision, l’investissement peut dépasser les 10.000€ / kW. Il ne devient inférieur à 7.000€ que pour des puissances supérieures à 250 kW.
cas général est entre 6.000 et 9.000 €/kW.
la construction d’un méthaniseur pour un agriculteur, vu que le concept n’est pas très développé en France, le coût de la mise en place est bien souvent inabordable. En fonction de la puissance : au-dessous de 50 kW, le cas de rentabilité sont exceptionnels, au-delà, la rentabilité ne dépend guère de la puissance.
Par contre tous les projets dont le taux de valorisation est supérieur à 70% ont un T R B (Temps de retour brut) inférieur à 10 ans. Et, tous les projets disposant de plus de 50% de coproduits sont rentables, mais pas pour les projets sans de coproduits urbain .
Afin d’encourager le développement de la méthanisation, plusieurs organismes ont mis en place des fonds spécifiques et beaucoup de subventions sont possibles. Mais pour les obtenir, les porteurs de projet doivent fournir un effort administratif important.
Heureusement certaines associations proposent d’aider
les agriculteurs, les privés ou même les collectivités cherchant à monter un projet de méthanisation collective.
Les projets en cours sont pour la plupart individuels, mais on voit aussi quelques projets collectifs, impliquant des communes, des industriels, des agriculteurs et des particuliers. L'intérêt de ces projets « territoriaux » est qu'ils mettent en valeur l'agriculture comme un acteur du développement durable d'une région. Ils participent à l'amélioration de l'image de l'agriculture.
Ces projets sont motivés par l'envie de développer une nouvelle activité, rémunératrice et tournée vers l'avenir : la production d'énergie renouvelable. L'intérêt pour la méthanisation est vraiment né quand a rehaussé ses tarifs de rachat de l'électricité produite à partir de biogaz.
Mais la méthanisation a d'autres avantages motivants : elle permet à l'éleveur d'être autonome en chaleur, pour son exploitation et sa maison d'habitation, dans un contexte d'accroissement du coût des énergies fossiles. La digestion désodorise les effluents d'élevage, et tue une partie des pathogènes et adventices qu'ils contiennent. Au cours de la « digestion », une partie de l'azote est minéralisé, ce qui permet de réduire les apports d'engrais minéraux. Le potentiel humique est conservé.
Les bons projets demandent un investissement de 15 000 à 16 000 euros.
Compter quatre à six ans de retour sur investissement. Sans l'intérêt des projets collectifs
Réduction des gaz à effet de serre
La méthanisation a également des impacts positifs sur l'environnement. Ainsi, en récupérant le méthane qui se dégage spontanément des effluents, et en l'utilisant pour en faire de l'énergie, l'éleveur participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La méthanisation de 1000 m3 de lisier bovin permet d'éviter l'émission de 16 tonnes de CH4, soit environ 330 tonnes-équivalent CO2(2).
Ces éléments — réduction des émissions de gaz à effet de serre, production d'énergie renouvelable et traitement de déchets — forment un ensemble qui valorise l'image de l'agriculteur.
« L'élevage bovin n'est pas le cœur de cible pour développer la méthanisation à la ferme. Les élevages de porcs, de volailles ou de lapins, sont plus favorables », entend-on souvent. Les élevages hors-sol présentent l'avantage d'avoir un apport d'effluents constant sur l'année, contrairement à l'élevage bovin, où la période de pâturage est creuse.
En outre, « la technique de méthanisation à la ferme couramment utilisée en Europe, et fonctionne très bien avec leurs systèmes lisier, il y a beaucoup d'élevages bovins en système fumier, l'élevage bovin a par contre un intérêt par rapport à l'élevage porcin : il peut amener lisier et fumier, un mélange plus intéressant que du lisier pur pour la production de biogaz.
Enfin, le gros point faible des élevages bovins est la valorisation de la chaleur car, contrairement aux élevages de porcs, volailles et lapins, ils ont des besoins de chaleur irréguliers et/ou insuffisants sur l'année : chauffer l'eau nécessaire à l'élevage, sécher les fourrages et grains. « L'éleveur doit alors chercher des partenariats avec des voisins ayant des besoins en chaleur ou développer une autre activité consommatrice de chaleur.
L'intérêt des projets collectifs
Mener à bien un projet de méthanisation à la ferme ne est plus compliqué : l'investissement est plus coûteux car le marché et la concurrence naissent à peine, les projets sont plus longs et difficiles à mettre en place du fait des freins administratifs, et les unités doivent valoriser au maximum la chaleur pour être subventionnées et être rentables.
« Je crois au développement de la méthanisation à la ferme, on fera des installations bien raisonnées, mais comme la valorisation de la chaleur n'est pas primordiale pour rentabiliser les installations, beaucoup gaspillent cette énergie. En outre, leurs unités utilisent beaucoup de cultures énergétiques. Ils peuvent certes substituer les céréales devenues trop chères par d'autres sources végétales, mais ils recréeront des tensions sur ces autres marchés. Je crois beaucoup plus à des installations des agriculteurs s'associent dans un projet collectif, et où la chaleur sert un réseau de chauffage pour des bâtiments dans le village voisin. »
Les projets en cours sont pour la plupart individuels, mais on voit aussi quelques projets collectifs, impliquant des communes, des industriels, des agriculteurs et des particuliers. L'intérêt de ces projets « territoriaux » est qu'ils mettent en valeur l'agriculture comme un acteur du développement durable d'une région. Ils participent à l'amélioration de l'image de l'agriculture.

Méthanisation et dépollution
La méthanisation, en tant que bio-procédé, peut être mise en œuvre dans un digesteur, pour dépolluer des rejets chargés en matière organique tout en produisant de l'énergie sous forme de méthane. La méthanisation permet de traiter des rejets aussi divers que les eaux usées, les boues de stations d’épuration, les déjections animales, les déchets de l’industrie agro-alimentaire, les déchets de cuisine , les ordures ménagères, les déchets agricoles, etc.
La méthanisation avec valorisation du biogaz produit (production d'énergie thermique et/ou électrique par combustion directe du méthane ou dans des moteurs thermiques) a toute sa place parmi l'ensemble des diverses solutions de production d'énergie renouvelable en permettant d'atteindre trois objectifs complémentaires : produire de l’énergie, réduire la charge polluante des déchets et des effluents et également, selon la nature du produit de départ, produire un Méthanisation et dépollution,
La méthanisation, en tant que bioprocédé, peut être mise en œuvre dans un digesteur, pour dépolluer des rejets chargés en matière organique tout en produisant de l'énergie sous forme de méthane. La méthanisation permet de traiter des rejets aussi divers que les eaux usées, les boues de stations d’épuration, les déjections animales, les déchets de l’industrie agro-alimentaire, les déchets de cuisine3, les ordures ménagères, les déchets agricoles, etc.
La méthanisation avec valorisation du biogaz produit (production d'énergie thermique et/ou électrique par combustion directe du méthane ou dans des moteurs thermiques) a toute sa place parmi l'ensemble des diverses solutions de production d'énergie renouvelable en permettant d'atteindre trois objectifs complémentaires : produire de l’énergie, réduire la charge polluante des déchets et des effluents et également, selon la nature du produit de départ, produire un digestat stabilisé utilisable comme fertilisant ou amendement organique.
Cependant les apports en azote et en carbone se font, dans le cadre d'apports de digestats, sous une forme minéralisée. Le digestat contient encore des éléments minéraux et peut être comparé à un engrais minéral mais n'est plus composé de matière organique nutritive, c'est-à-dire décomposable par l'activité microbienne du sol, car elle a déjà servi à produire du méthane. En effet, la quantité d'énergie chimique contenue dans une matière organique ne peut servir qu'une fois. Ainsi l'azote issu du digestat est certes disponible immédiatement pour les plantes mais ne s'intègre pas à l'humus et tend à migrer dans le cadre de phénomènes de lessivages des sols (cf. mêmes propriétés que l'azote minéral industriel), et le carbone, déjà minéralisé lui aussi, ne rentre pas dans la dynamique organique ou humique du sol et peut avoir comme effet de ralentir la dynamique de la flore microbienne et entraîner un déplacement de celle-ci ainsi qu'un relatif blocage des qualités nutritionnelles du sol.
Ainsi, Les effets d'apports massifs de digestats aux sols devraient bénéficier d'études complémentaires afin de préciser les conditions d'épandages de ces produits (quantités, qualités, fréquences, capacités liées aux différents types de sols, périodes plus ou moins favorables dans l'année, cultures associées, pré-traitements éventuels,...)
Aujourd’hui les principales applications industrielles bénéficiant des apports de la méthanisation pour le traitement de leurs rejets sont identifiées par l’Agence gouvernementale De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) comme étant : la digestion agricole (déjections animales), la digestion des déchets solides ménagers et assimilés (biodéchets), la digestion des boues d'épuration urbaines et la digestion des effluents industriels. Concernant ce dernier domaine d’application, la méthanisation est un traitement très compétitif par rapport à l’épuration aérobie. Elle est appliquée principalement pour traiter les effluents des industries agroalimentaires fortement chargés et les effluents de la fermentation (75 % des digesteurs à forte charge en opération en 2006 stabilisé utilisable comme fertilisant ou amendement organique.
Cependant les apports en azote et en carbone se font, dans le cadre d'apports de digestats, sous une forme minéralisée. Le digestat contient encore des éléments minéraux et peut être comparé à un engrais minéral mais n'est plus composé de matière organique nutritive, c'est-à-dire décomposable par l'activité microbienne du sol, car elle a déjà servi à produire du méthane. En effet, la quantité d'énergie chimique contenue dans une matière organique ne peut servir qu'une fois. Ainsi l'azote issu du digestat est certes disponible immédiatement pour les plantes mais ne s'intègre pas à l'humus et tend à migrer dans le cadre de phénomènes de lessivages des sols (cf. mêmes propriétés que l'azote minéral industriel), et le carbone, déjà minéralisé lui aussi, ne rentre pas dans la dynamique organique ou humique du sol et peut avoir comme effet de ralentir la dynamique de la flore microbienne et entraîner un déplacement de celle-ci ainsi qu'un relatif blocage des qualités nutritionnelles du sol.
Ainsi, Les effets d'apports massifs de digestats aux sols devraient bénéficier d'études complémentaires afin de préciser les conditions d'épandages de ces produits (quantités, qualités, fréquences, capacités liées aux différents types de sols, périodes plus ou moins favorables dans l'année, cultures associées, pré-traitements éventuels,...)
Aujourd’hui les principales applications industrielles bénéficiant des apports de la méthanisation pour le traitement de leurs rejets sont identifiées par l’Agence gouvernementale De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) comme étant : la digestion agricole (déjections animales), la digestion des déchets solides ménagers et assimilés (biodéchets), la digestion des boues d'épuration urbaines et la digestion des effluents industriels. Concernant ce dernier domaine d’application, la méthanisation est un traitement très compétitif par rapport à l’épuration aérobie. Elle est appliquée principalement pour traiter les effluents des industries agroalimentaires fortement chargés et les effluents de la fermentation (75 % des digesteurs à forte charge en opération ,

Ces projets sont motivés par l'envie de développer une nouvelle activité, rémunératrice et tournée vers l'avenir : la production d'énergie renouvelable. L'intérêt pour la méthanisation est vraiment né quand  a rehaussé ses tarifs de rachat de l'électricité produite à partir de biogaz.
Mais la méthanisation a d'autres avantages motivants : elle permet à l'éleveur d'être autonome en chaleur, pour son exploitation et sa maison d'habitation, dans un contexte d'accroissement du coût des énergies fossiles. La digestion désodorise les effluents d'élevage, et tue une partie des pathogènes et adventices qu'ils contiennent. Au cours de la « digestion », une partie de l'azote est minéralisé, ce qui permet de réduire les apports d'engrais minéraux. Le potentiel humique est conservé.

Les bons projets demandent un investissement .

Compter quatre à six ans de retour sur investissement. Sans l'intérêt des projets collectifs

Réduction des gaz à effet de serre

La méthanisation a également des impacts positifs sur l'environnement. Ainsi, en récupérant le méthane qui se dégage spontanément des effluents, et en l'utilisant pour en faire de l'énergie, l'éleveur participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La méthanisation de 1000 m3 de lisier bovin permet d'éviter l'émission de 16 tonnes de CH4, soit environ 330 tonnes-équivalent CO2(2).
Ces éléments — réduction des émissions de gaz à effet de serre, production d'énergie renouvelable et traitement de déchets — forment un ensemble qui valorise l'image de l'agriculteur.
« L'élevage bovin n'est pas le cœur de cible pour développer la méthanisation à la ferme. Les élevages de porcs, de volailles ou de lapins, sont plus favorables », entend-on souvent. Les élevages hors-sol présentent l'avantage d'avoir un apport d'effluents constant sur l'année, contrairement à l'élevage bovin, où la période de pâturage est creuse.

En outre, « la technique de méthanisation à la ferme couramment utilisée en Europe, et fonctionne très bien avec leurs systèmes lisier, il y a beaucoup d'élevages bovins en système fumier, l'élevage bovin a par contre un intérêt par rapport à l'élevage porcin : il peut amener lisier et fumier, un mélange plus intéressant que du lisier pur pour la production de biogaz.
Enfin, le gros point faible des élevages bovins est la valorisation de la chaleur car, contrairement aux élevages de porcs, volailles et lapins, ils ont des besoins de chaleur irréguliers et/ou insuffisants sur l'année : chauffer l'eau nécessaire à l'élevage, sécher les fourrages et grains. « L'éleveur doit alors chercher des partenariats avec des voisins ayant des besoins en chaleur ou développer une autre activité consommatrice de chaleur.

L'intérêt des projets collectifs

Mener à bien un projet de méthanisation à la ferme ne est plus compliqué : l'investissement est plus coûteux car le marché et la concurrence naissent à peine, les projets sont plus longs et difficiles à mettre en place du fait des freins administratifs, et les unités doivent valoriser au maximum la chaleur pour être subventionnées et être rentables. 
« Je crois au développement de la méthanisation à la ferme,  on fera des installations bien raisonnées, mais comme la valorisation de la chaleur n'est pas primordiale pour rentabiliser les installations, beaucoup gaspillent cette énergie. En outre, leurs unités utilisent beaucoup de cultures énergétiques. Ils peuvent certes substituer les céréales devenues trop chères par d'autres sources végétales, mais ils recréeront des tensions sur ces autres marchés. Je crois beaucoup plus à des installations des agriculteurs s'associent dans un projet collectif, et où la chaleur sert un réseau de chauffage pour des bâtiments dans le village voisin. »