Tout se transforme, Rien ne se perd.

Tout se transforme, Rien ne se perd.

C'est bien  vrai dans le secteur de l'énergie il faut bien souvent la convertir en d'autres formes d'énergies pour la rendre stockable. Un défi incontournable, prend de plus en plus de place dans le mix énergétique. Sur toutes les lèvres, la solution,  longtemps cherchée, commence à prendre forme.

L'avenir de notre planète occupe l'attention des gouvernements et des medias du monde entier. Objectif : cet objectif, les solutions envisagées sont claires. Il s'agit de consommer moins et de délaisser progressivement les hydrocarbures et le nucléaire au profit des énergies renouvelables, censées constituer 30% du mix énergétique. Ces ambitions sont connues, elles se heurtent cependant à certaines réalités techniques. Notamment, est de taille : Dépendants des conditions météorologiques, le solaire et l'éolien ne sont d'aucune efficacité les nuits sans vent par exemple. Autre problème, le caractère décentralisé, très éclaté, de ces énergies, inégalement réparties.  

Constituent une partie de la réponse à ces inconvénients, en acheminant l'énergie produite vers les zones peu pourvues en infrastructures ou ne jouissant pas de conditions climatiques propices à tel ou tel moment. Ils ne peuvent cependant pas tout à eux seuls, et des éviter qu'elles ne se perdent et optimiser leur présence dans le réseau. L'électricité d'origine hydraulique peut être facilement compensée par sa facilité à être stockée grâce aux barrages ou aux stations de transfert d'énergie par pompage, le stockage des énergies solaire ou éolienne est quant à lui encore difficile à mettre en place Une transformation des  excédentaires en hydrogène, transformer  en hydrogène ou en méthane. Une fois converties en gaz, il est alors aisé de les stocker et les transporter dans les réseaux dédiés.

Pour l'instant la transformation en hydrogène, qui s'effectue par électrolyse, à celle en méthane. Cette option, si elle a l'avantage de bénéficier de l'expertise d'une filière hydrogène très développée, présente toutefois quelques inconvénients. Il n'est en effet possible d'injecter qu'une quantité limitée d'hydrogène (environ 2%) dans le réseau gazier pour diverses raisons, principalement sécuritaires. Une proportion qui devrait se situer à terme entre 20 et 30% en volume (soit 15 à 20% en énergie) selon une récente étude réalisée.

Miscible avec le gaz naturel, le méthane présent  pour sa part  majeur, d'être pour l'instant  compétitif. Dans certain  conditions, l'hydrogène, qui présente de meilleurs rendements de conversion électricité/gaz (de l'ordre de 70%, contre 55% pour le méthane) est la solution privilégiée. D'autant que ses rendements ont vocation à augmenter encore pour plafonner entre 80 et 85% par électrolyse.

Présentant des capacités de stockage 300 fois supérieures aux capacités du réseau électrique, l’hydrogène, s'il peut donc contribuer à favoriser le recours, suppose en parallèle de continuer à s'appuyer sur le gaz naturel. Mettre à la fois en avant des renouvelables, n'est-ce pas contre-productif ?

D'une part parce qu'il serait peu réaliste de prétendre se passer intégralement des énergies fossiles dans un futur proche, nos capacités de production en termes  étant pour l'instant limitées.

D'autre part parce que, quitte à continuer d'avoir recours à une énergie fossile, autant choisir la moins polluante, le gaz naturel émettant en effet 25% moins de CO2 que le fioul et 50% moins que le charbon. Surtout si cette énergie fossile favorise l’émergence, ce que ne permettent pas les autres.

Solution d'avenir grâce à la valorisation de l'électricité excédentaire qu'il permet,  est un procédé qui bénéficie actuellement de quelques expérimentations, notamment en France, mais se cherche encore un modèle économique viable. Des pistes sont avancées.

La filière hydrogène est actuellement élevé que le prix du gaz naturel, se situant aux alentours

De 100 €/M Wh, soit peu ou prou le même prix que celui du bio méthane (qui évolue dans une fourchette comprise entre 45 €/M Wh et 125 €/M Wh, selon  l'installation et les produits méthanisés). Estime que les coûts de production de cette filière devraient être encore deux fois plus élevés que ceux du gaz naturel.Comment, rendre cette filière attractive ?

Qui repose sur les "certificats verts", sont en effet les consommateurs qui vont choisir ou non de s'alimenter en gaz propre

Mais ce modèle est jugé trop aléatoire par les professionnels, autre schéma porteur d'incertitudes – les difficultés de la filière photovoltaïque le prouvent.

Les acteurs du marché militent donc pour qu'une exonération de taxes soit mise en place au niveau de la consommation énergétique. Ils préconisent également l'entrée en vigueur d'une facturation pour "service de stockage", qui consisterait à faire payer au réseau électrique le stockage en question. De son côté, l'hypothèse d'une taxe carbone de 90€/tCO2.

S'il convient de trouver un modèle économique fiable, on le voit, les pistes à explorer ne manquent pas, et les industriels sont de plus en plus convaincus de la pertinence.  Lancer, la plate-forme d'expérimentation pour l'injection d'hydrogène.

Concentrant à elle-seule plus de la moitié  de projets  lancés à travers le monde,  Il y a quelques années, la société développait déjà la conversion de l'électricité verte en gaz, avec pour objectif de fournir du gaz à bas prix et de stockage,